Edito

Nous entrons dans la 30ème année d’activité des Banques Alimentaires en France.
 Combien de générations de bénévoles et de salariés
faudra-t-il mobiliser pour que toutes les misères de notre
société puissent enfin être réglées aussi vite qu’elles
apparaissent?  Les créateurs et pionniers des premières
Banques Alimentaires n’auraient pu imaginer que ce combat
persisterait à l’aube de 2014.
     Mais ils n’auraient pu, non plus, imaginer l’essor des Banques Alimentaires, telles qu’elles pratiquent maintenant, sur
l’ensemble de notre pays. Cet essor, fruit de la nécessité créée par les conditions économiques et sociales, est aussi la
conséquence naturelle et pertinente pour la cohésion sociale. Il est le résultat du travail de bénévoles et de salariés engagés, de
professionnels, tous totalement acquis aux principes de notre
action.
A quelle aune peut-on mesurer le chemin parcouru, en particulier au cours de l’année écoulée ? Les tonnages sauvés de la destruction ? Le nombre de personnes aidées ? Le degré de satisfaction des pouvoirs publics sur l’efficacité de notre mission ? Le niveau de notoriété et d’audience dans les médias? Le nombre de nouveaux bénévoles ? Le soutien des entreprises et des particuliers ?
Tous ces indicateurs sont en hausse !
       Mais, plus fondamentalement, ce sont nos idées, nos
convictions, nos principes d’action qui, récemment se sont
diffusés dans de multiples cercles : le gaspillage alimentaire est devenu le combat favori des militants écologistes, la convivialité culinaire fait les beaux jours de la presse écrite et télévisée, le
savoir faire de la ramasse s’acquiert dans de multiples
associations, le programme pluriannuel de la lutte contre la
pauvreté va réintégrer l’alimentation dans ses priorités, l’aide
alimentaire  européenne est sauvée, les épiceries sociales voient leur nombre croître, le thème de « l’alimentation au cœur des
processus d’inclusion sociale » est repris en refrain par d’autres
associations…  Qu’importe que la paternité des idées, des concepts, des pratiques exploratoires se perdent dans le flou associatif et médiatique, l’essentiel est de pouvoir constater que, d’année en année, nos actions rayonnent et que nous
fassions progresser notre environnement au service des
personnes qui attendent notre solidarité.
 Chacun de nous, dans son action individuelle au service de la Banque Alimentaire, est parfois dépassé, voire effacé par le défi qui nous est opposé quotidiennement.
Mais c’est en croisant chaque jour les regards de nos collègues d’entrepôt, au bureau ou dans les relais de distribution, que nous reprenons pied, sereins, confiants, que nous croyons,
qu’ensemble, nous aiderons l’homme à se restaurer.  
                        


  Jacques LEROY


 


 

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